mardi 25 novembre 2008

A la Sainte Catherine


A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine.

Sainte-Catherine en manteau blanc, apporte du froid pour longtemps.

S'il neige avant Sainte-Catherine, l'hiver s'est brisé l'échine.

A la Sainte-Catherine, les sardines tournent l'échine. A la Saint Blaise, elles reparaissent.

A la Sainte-Catherine, l'hiver s'achemine ; s'il fait froid, hiver tout droit.

Quand Sainte-Catherine au ciel fait la moue, il faut patauger longtemps dans la boue.

mercredi 12 novembre 2008

Festival de cane


LA CANE DE JEANNE


La cane de Jeanne est morte au gui l'an neuf
Elle avait fait, la veille, merveille ! un œuf .

2
La cane de Jeanne Est morte d'avoir fait,
Du moins on le présume, un rhume, mauvais !

3
La cane de Jeanne est morte sur son œuf
Et dans son beau costume de plumes, tout neuf !

4
La cane de Jeanne ne laissant pas de veuf,
C'est nous autres qui eûmes les plumes, et l'œuf !

GEORGES BRASSENS PAROLES ET MUSIQUE


lundi 10 novembre 2008

Bonsoir Madame la Lune


Pierrot sortant du cabaret
Un soir que pour noyer sa peine
Il avait bu du vin clairet
Revenait par la nuit sereine
Le firmament resplendissait
Les étoiles étaient en fête
Et Pierrot qui seul devisait
Dit soudain en levant la tête :

{Refrain:}
Bonsoir Madame la Lune, Bonsoir {3x}
C'est votre ami Pierrot qui vient vous voir
Bonsoir Madame la Lune
Réda CLAIRE

vendredi 7 novembre 2008

Adios Muchachos

Adiós muchachos, compañeros de mi vida,
barra querida de aquellos tiempos.
Me toca a mi hoy emprender la retirada
debo alejarme de mi buena muchachada.

Adiós, muchachos, ya me voy y me resigno,
contra el destino nadie la calla.
Se terminaron para mí todas las farras.
Mi cuerpo enfermo no resiste más.

Acuden a mi mente recuerdos de otros tiempos,
de los buenos momentos que antaño disfruté,
cerquita de mi madre, santa viejita,
y de mi noviecita, que tanto idolatré.

Paroles Carlos Gardel Adios Muchachos
Private joke ...

lundi 3 novembre 2008

Allo Win???

Le Fantôme

C'était tremblant, c'était troublant, c'était vêtu d'un drap tout blanc,
Ça présentait tous les symptômes, tous les dehors de la vision,
Les faux airs de l'apparition, en un mot, c'était un fantôme !

2
A sa manière d'avancer, à sa façon de balancer
Les hanches quelque peu convexes, je compris que j'avais affaire
A quelqu'un du genre que je préfère : à un fantôme du beau sexe.

3
Je suis un petit poucet perdu, me dit-elle d'une voix morfondue,
Un pauvre fantôme en déroute . Plus de trace des feux follets,
Plus de trace des osselets dont j'avais jalonné ma route !



Paroles et Musique de Georges BRASSENS

mercredi 29 octobre 2008

Mourir pour des idées


Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente


Georges Brassens

jeudi 23 octobre 2008

Puisque...


uisque vous partez en voyage
Puisque nous nous quittons ce soir
Mon cœur fait son apprentissage
Je veux sourire avec courage
Voyez j'ai posé vos bagages,
Marche avant, côté du couloir
Et pour les grands signaux d'usage
J'ai préparé mon grand mouchoir
Dans un instant le train démarre
Je resterai seul sur le quai
Et je vous verrai de la gare
Me dire adieu là-bas avec votre bouquet
Promettez-moi d'être bien sage
De penser à moi tous les jours
Et revenez dans notre cage
Où je guette votre retour.

{Parlé;}
Voilà, je vous ai trouvé une bonne place dans un compartiment
où il y a une grosse dame et un vieux curé avec une barbe blanche.
Et puis je vous ai acheté deux livres...
Le premier, c'est la vie des saintes...
Et l'autre, c'est l'exemple de bienheureuse Ernestine...
Cela vous plaît ?


Paroles: Jean Nohain. Musique: Mireille 1935